Bordj Bou Arreridj et sa région

Partons dans la région de Bordj Bou Arreridj, à près de 200 kilomètres à l’est d’Alger. Cette wilaya est un carrefour entre le centre et l’est du pays. Vous passerez nécessairement par Bordj Bou Arreridj (BBA), si vous souhaitez vous rendre à Sétif ou Constantine en empruntant l’axe autoroutier, ouvert il y a quelques années. 

(Cet article a été initialement publié par le site "Visiter l'Afrique")

A l’entrée de la wilaya, l’autoroute offre une belle vue sur une partie de la chaîne de montagnes des Bibans (littéralement, les portes). Au détour des virages, on aperçoit les sommets aiguisés qui tranchent le ciel. L’image est impressionnante et encore plus belle au coucher du soleil.

A première vue, une personne qui n’est pas de la région peut se demander qu’est-ce qu’elle pourrait bien visiter. Et pourtant, il suffit juste de se renseigner auprès des locaux pour y découvrir de véritables joyaux.

Le village d’El Ksour, situé à une trentaine de kilomètres au sud-est du chef lieu de la wilaya, en est un. Après avoir pris des routes tortueuses, autour desquelles s’étalent des champs d’oliviers, on découvre enfin ce village au milieu de collines ocres. El Ksour est une perle car on a l’impression que le temps s’y est arrêté. C'est comme si rien n'avait changé depuis des siècles. Les maisons en pierre et aux toits en tuiles se fondent dans le décor. Ce qui frappe le plus dans cet endroit, c’est le silence qui y règne. Il n’y a pas beaucoup de passage et peu de voitures hormis celles des habitants. Le seul son que l’on puisse entendre, c’est l’appel à la prière depuis la mosquée blanche qui se situe au coeur du village. Quand on se place sur l'un des flancs qui surplombent le village, on aperçoit des formes d’habitants mais de loin on se demande vite si ce n’est pas l’une des nombreuses pierres qui parsèment les collines. Le reflet du ciel nuageux se dessine en contrebas. De là haut, on contemple le ballet des ombres nuageuses qui assombrissent le ciel azur puis les collines. Le village, qui est connu pour son authenticité, a même été le lieu de tournage d'une série algérienne.

Nous quittons El Ksour pour aller en direction de Bordj Bou Arreridj. Sur la route, nous nous arrêtons à El Achir (prononcé Yachir), une commune qui est surtout connues pour les excellentes grillades. C'est un des stops favoris pour les voyageurs car une des sorties de l’axe autoroutier est-ouest donne directement sur la ville et beaucoup de personnes s’arrêtent fréquemment pour déjeuner ou dîner. A l’entrée de cette bourgade, il y a des dizaines de restaurants tenus par des locaux.

Passons, pour aller à Bordj Bou Arreridj, surnommée la capitale des Bibans. Le chef lieu de la wilaya possède plusieurs endroits qu’il faut visiter. Récemment, la ville a bénéficié de nouvelles structures et de travaux. Il y a d’abord le parc « Nour Oua Nassim », large de plusieurs hectares et qui possède un parc d’attraction, un plan d’eau et plusieurs promenades. A l’intérieur, il est possible de déjeuner, manger une glace ou une crêpe, dans l’une des nombreuses cafétérias.

BBA, c’est aussi des lieux historiques. On ne peut pas évoquer la ville sans parler du Bordj Mokrani, une forteresse qui se trouve en plein centre. Erigé sur un rocher, durant l’époque ottomane, le château servait de poste de surveillance pour les Turcs puis a été brièvement utilisé des siècles plus tard par Mohamed El Mokrani qui a dirigé, en 1871, l’une des principales insurrections contre la présence coloniale française.

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